La vie
Parfois la vie
C’est comme un géant jeu de poker
Qui n’en termine pas
Et quand nous sommes réellement bons
Alors l’univers peut nous lancer un défi
Juste pour nous faire réfléchir
Peut être pouvons nous faire encore mieux
Et voilà,
Le jeu continu.
Chapitre quatre
Quand je suis revenu de la toilette, je me suis rendu compte que l’homme à sa table était toujours là. En revenant au bar je gardais mes distances avec lui. Une règle très importante avec l’univers c’est que vous devez jouer avec respect et de préférence montrer ce respect ; ce n’est pas que l’univers se fâchera contre vous c’est juste que l’univers pourrait vous donnez une nouvelle carte car l’univers aime aussi éduquer.
Une des choses que vous ne voulez pas c’est que l’univers vous montre comment respecter le jeu. Croyez-moi, je suis passé par-là. Je m’assis sur mon tabouret et bu ce qui me restait de mon scotch en une gorgée. En sortant une cigarette je regardais bien
Qu’ils m’en restaient suffisamment car cela allait être une longue nuit.
Danny versait du jus d’orange dans deux verres et me demandait si j’en voulais. Je n’avais pas remarqué mais apparemment Neena et Danny avaient terminé de boire cette boisson de la petite bouteille verte.
- Oui, s’il te plait c’est une très bonne idée – disais-je. Danny mit devant moi un verre de jus d’orange et un autre devant Neena.
Il eut un moment de silence.
–J’imagine qu’a présent je peux tout vous raconter – disais-je avec une légère hésitation. – En tout, il y a eu trois fois ou j’avais décidé d’en finir. Ce n’était pas réellement des tentatives physiques mais néanmoins se fut suffisant pour me causer quelques commotions.
–Etes-vous sure que vous voulez que je vous raconte cette partie ou vous voulez qu’on passe ?
– C’était t’il passé quelques choses d’intéressant pendant ces tentatives ? Demandait Danny.
– Oh ! sans aucun doute – disais-je, avec sarcasme.
– Ma vie a été une grande chanson et une danse.
– cela devrait être intéressant ? Neena regardant Danny lesquelles riaient silencieusement. Je les ignorèrent.
– Et bien, la première fois c’était, il y a quelques années. Les choses n’étaient pas si mauvaises sauf que je n’étais pas heureux. Je possédais tout ce qui devrait rendre une personne heureuse, mais ce n’était pas le cas.
Le problème qui m’avait rendu si dépressif à cette époque et que j’avais passé plusieurs mois à lire des livres et j’essayais très sérieusement d’être heureux.
J’avais mis beaucoup d’effort sans résultats. J’avais l’impression que les choses empiraient au lieu de s’améliorer et la goutte qui avait fait déborder le vase venu une nuit pendant que j’étais entrain de lire un nouveau livre que j’avais obtenu les jours même plutôt. Dans ce livre, l’auteur décrit sa rencontre avec un grand maître qui lui enseigna plusieurs choses fascinantes. Ce qui me rendis furieux c’était que cette personne avait un grand Maitre apparemment venu de nulle part qu’il lui enseigna tout ce qu’il voulait pendant que moi j’avais à me débrouiller seul avec mes problèmes.
Ce qui m’avait aussi déprimé c’était qu’il parlait de certaines choses vraiment intéressantes sans en donner les instructions pour y arriver. A quoi cela sert de dire toutes ces choses sans en donner les instructions ? Un gaspillage de papier et une perte de temps.
En m’inclinant vers Neena, je lui chuchotais. – mon moral a cette époque c’était effondré.
En secouant la tête – Je me souviens de tout cela très clairement. Je m’étais senti abandonner par l’univers. J’étais si frustrer et triste que j’avais jeté ce livre contre le mur et tout dans mon esprit criait si je n’obtiens pas de l’aide tout de suite demain matin je prendrai ma voiture pour aller dans les montagnes pour me lancer du haut d’une falaise.
Je pouvais sentir la colère couler dans mes veines. Sur le long, je ne l’aurai probablement pas fait mais sur le moment je moment ma décision fut prise. Je me disais que tant que je serai ici l’univers pourra m’ignorer, mais quand je ne serai plus ici mais devant l’univers il sera plus difficile de m’ignorer.
– Je ne sais combien de temps cela a pris. Mais je dirai que pas plus de cinq minutes après avoir crier ces mots dans ma tête que cela commença. L’acuité de mes sens intérieurs s’aiguisa et je me puis sentir quelque chose de très grand. C’était grand et cela semblait tenter de se mettre dans mon appartement mais c’était juste trop grand et cela a fini par occuper tout le bâtiment et encore cela ne fut pas assez. Je ne pouvais vraiment rien voir ou entendre quelque chose mais je pouvais le sentir de tout mon être, c’est la seule manière de le décrire.
Vous n’imaginez pas a quel point j’avais peur. Je n’avais jamais eu aussi peur. J’ai presque pissé dans mon lit.
– J’avais un petit appartement ouvert où l’on pouvait voir le couloir, une partie de la cuisine et presque tout le salon. Toutes les lumières étaient allumer, je n’aime pas l’obscurité. Des qu’il fait sombre j’ai toujours cette impression qu’il y a quelqu’un de grand derrière moi qui m’observe. Aussi loin que je puisse m’en souvenir j’ai toujours eu peur de l’obscurité. Je n’aime pas non plus les coins sombres qui sait qui peut se cacher là ? Dans les secondes, les lumières s’étaient mises à clignoter presque comme de la musique. Je tremblais littéralement de peur. Je pouvais soudainement sentir cette présence qui se formait. Cela avait dit et de manière ferme et forte :
– Tu peux mieux faire !
– Et ce fut tout, les lumières s’arrêtèrent de clignoter et peu importe ce que c’était, c’était parti. Je fus si effrayer et bien que je devais aller à la toilette je suis rester dans mon lit jusqu’au lendemain matin. Je n’avais pas non plus dormi dans mon appartement la nuit suivante. Le plus bizarre fut cet étrange silence dans le bâtiment cela avait duré plusieurs semaines. J’avais entendu deux personnes parler dans la buanderie quelques jours après apparemment d’autres personnes dans le bâtiment avaient senti quelque chose mais ne pouvait expliquer ce que c’était.
– Cet incident fut suffisant pour m’empêcher de m’apitoyer sur mon sort pendant presque deux ans mais ensuite l’effet se dissipa. Je m’arrêtai pour pendre du jus d’orange.
– Qu’est ce que tu penses, c’était quoi qui est venu te visiter ? Demandait Neena.
– Je ne sais pas et je ne veux réellement pas savoir. Evidemment, j’ai dérangé quelqu’un et franchement je vais en rester là peu importe qui est venu ; il n’était pas de bonne humeur. Le temps passa et les choses ne s’améliorent pas. En vérité, les choses se sont mêmes détériorer un peu plus et il était difficile pour moi de faire semblant. Mettre un sourire sur un visage et prétendre être heureux consomme une grande quantité d’énergie. D’autre part, cela m’avait réellement effrayé mais d’une façon étrange j’étais préparer pour la seconde tentative et je n’allais pas rester là en tremblant de peur.
J’étais prêt à combattre. Apres tout, j’ai le droit d’être heureux. Quand vous êtes vraiment dépressif vous ne pensez plus normalement ! Le résultat de tout cela c’est que j’avais demandé de l’aide et que je n’avais rien reçu. Je pensais à ce que je venais de dire pendant une minute.
– A vrai dire, ce n’était pas tout à fait exact, disais-je.
– Tu as donc reçu de l’aide, demanda Neena.
– Oui, en gagnant un voyage au Mexique et là-bas j’ai rencontré quelqu’un qui aurait pu m’aider mais il y avait des conditions que je n’étais pas prêt à accepter. Mais d´un autre coté mon chemin dans la vie aurait probablement changé et peut être que je n’aurai jamais eu l’occasion de trouver ce moyen pour gagner à la loterie et cela seul cela en vaut la peine. Il est aussi probable que l’histoire que je vous raconte n’aura pas eu lieu et cela aurait été une grosse perte.
– Attend une minute, essayes-tu de dire que tu as trouvé un moyen pour gagner à la loterie – Disait Danny en croisant ses bras sur son torse comme pour signifier qu’une telle chose était impossible.
– Oui – mais j’y viendrai plus tard.
– As-tu gagné plus d’une fois ? Ses yeux étaient gros comme des pastèques.
– Oui – en poussant ma chaise au loin, j’avais besoin de m’étirer un petit peu.
– Tu as reçu un coup de pied dans le derrière cette fois-ci – disait Neena en souriant.
– Non, ce fut le contraire, vous n’avez pas de musique ? Disais-je en pour essayer de changer de sujet.
– C’est trop calme ici. Danny se leva et alla vers un vieux lecteur de cassette sur l’étagère. Il y mit une cassette et augmenta le volume. Je ne sais pas ce que c’était une sorte de musique new age qui couvrit agréablement le silence.
Ma Maison
Ma Maison, le prochain endroit ou se reposera mon âme
Aux carrefours de la vie
Ou planter quelques graines de foi
Cultiver quelques champs d’Amour
Et réfléchir sur la prochaine voie à prendre
Avant de renter à la maison
Aux prochains carrefours de la vie
Où planter quelques….
Chapitre cinq
Je m’étirai et m’assis sur mon tabouret, prêt à faire une pause et écouter un peu de musique, mais Danny me fit un regard d’impatience et claquait ses doigts sur le comptoir. Je compris.
Ce fut en gros deux ans plus tard. Émotionnellement, j’étais à la même place qu’avant, sauf que cette fois là j’avais perdu mon boulot et je courrai vers ma première faillite.
Perde mon emploi et faire faillite n’était pas le pire. J’avais travaillé très dure dans un groupe de support et les seuls résultats que j’avais obtenus fussent d’avoir de nouveau amis et d’avoir pu me plaindre (whine). En fait j’avais pu dire un peu de ce que j’avais sur le coeur mais je n’étais toujours pas heureux.
As-tu été essayé quelque chose d’autre durant ces deux ans en dehors du groupe de support ? – demanda Neena.
J’avais essayé plein de choses, mais d’une manière ou d’une autre c’était comme si quelque chose m’empêchait d’être heureux. À cette époque rien n’avait du sens. Aujourd’hui je comprends cela mais à l’époque cela me rendait fou.
Tout le monde se tut. Mon esprit était plongé dans le passé.
Je m’en souviens à présent. J’étais vraiment en colère. J’étais fâché, vous savez ? J’étais avec l’univers. De bien des façons j’étais auprès de peu importe ce qui était venu me visiter. Quel droit cette chose avait de m’effrayer presqu’à en mourir et sans même m’aider, juste pour venir me dire que je peux faire mieux ?
Comment suis-je supposé savoir faire mieux ?
J’étais prêt à me battre ! J’étais aussi fatigué de la vie. Rien ne semblait fonctionner pour moi tout ce que je touchais se transformait en poussière. La meilleure façon de décrire cela serait de dire que sans le bonheur la vie devient une nuit sans fin. Il y avait aussi une énorme douleur intérieure dont je ne pouvais me débarrasser. Il est presque impossible pour moi d’exprimer verbalement toutes les sentiments et émotions que j’avais eu à cette époque.
Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi quelque chose comme le bonheur intérieur, quelque chose qui est supposé être si naturel m’échappait cela me rendait dingue.
Je peux être de très mauvaise humeur quand je n’obtiens pas ce que je veux.
Spécialement si j’ai travaillé dur pour l’avoir. Je dois mentionner que je n’ai pas toujours été malheureux. J’ai eu des moments heureux mais je n’étais pas satisfait avec la quantité de bonheur que j’avais, j’en voulais plus. Me comprenez-vous ?
Neena me regardait – Oui, je pense que je comprend.
Pensais-tu vraiment que tu pouvais gagner contre quelque chose qui a peut être cent fois ta taille ? demandait Danny.
Gagner n’est pas toujours important. Ce qui importe c’est la confrontation. Évidemment la confrontation que je voulais n’était pas exactement une bonne idée. Je pensais juste que la vie n’avait rien à m’offrir et je voulais aller ailleurs.
Ce qui m’a toujours surpris c’est que les gens sont prêts à se battre pour des rochers, de la poudre ou que sais-je mais pas pour l’Amour ou la joie.
Ces choses valent vraiment la peine que l’on se batte le reste n’est que temporaire.
Danny acquiesça.
Il était à peu prés une heure du matin. J’avais pris la décision que dans la matinée, je roulerai jusqu’aux montagnes et ferait en sorte que cela passe pour un accident. Très peu de temps après avoir pris la décision, je me sentis totalement en paix. C’était quelque chose que je n’avais jamais ressenti auparavant. J’étais allongé dans mon lit en paix.
J’imagine que qu’à ce moment j’avais du tomber dans un état de mi-sommeil, mi-veille et dans cet état de mi-sommeil, j’avais eu une vision. C’était très réel comme si j’y étais physiquement. Je me tenais debout au milieu d’une galerie d’art. En me promenant, je remarquais que plusieurs des images sur le mur étaient les miennes. C’est là que cela a commencé à devenir drôle. Une porte s’était ouverte par laquelle une femme entra. Elle était grande et mince avec des cheveux blond et lisse qui lui arrivaient presqu’aux épaules, une peau très pale et des grands yeux. Sans que je puisse m’en rendre compte elle était déjà devant moi ! Elle était incroyablement belle. La seule façon dont je peux la décrire est de dire qu’elle était plus belle que son apparence. Je pouvais percevoir sa beauté intérieure même si s’était au-delà de son apparence. Nous étions face à face à quelques centimètres de distance.
Elle demanda. Es-tu Klaus ?
À la seconde ou elle a dit cela c’était comme si chaque cellule dans mon corps s’éveillait et prêtait attention. C’était comme si j’étais composé de billions et de billions de cellules et que chacune d’entre elle avait sa propre conscience et à ce moment là chacune d’elles prêtaient attention. Ce fut une étrange sensation mais en même temps l’une des plus belle chose que j’ai jamais vécue. C’était comme si chaque cellule de mon corps était un individu qui eut un enjeu dans ma vie. C’était comme de petits êtres travaillant tous ensemble pour créer mon corps physique pour que je puisse vivre l’expérience physique de la vie. J’avais l’impression que peu importe ce que je fasse cela avait un impact sur eux. J’essayai de répondre à sa question mais je ne pouvais pas. Il se passait trop de chose dans mon corps, je m’étais contenté d’acquiescer la tète. Elle me tendit la main comme pour me serrer la main. Elle dit, j’aimerais que tu restes pendant quelques temps tu comprendras plus tard.Sa voix était comme le son de mille anges. Toutes les cellules de mon corps étaient attentives. C’était écrasant. Malheureusement à la seconde ou elle s’arrêta de parler se fut terminer et j’étais à nouveau dans mon lit totalement éveillé.
Dans les mois qui suivirent, je fus obséder par cette vision, et essayé d’y retourner plusieurs fois mais sans succès. Pas même de loin.
“Qu’est ce qui t’obsédais tant dans cette vision ?” Demanda Neena.
“Je pensais que peut être j’allais rencontrer cette personne en vrai. Ce fut une idée stupide mais un brin d’espoir néanmoins. Rien que l’espoir seul me permis de tenir presque trois ans. Trois longues années devrais-je ajouter. Mais je pense que cela faisait parti du plan. L’Univers avait probablement compris que s’il ne pouvait pas me faire peur pour me garder ici, me séduire pourrait mieux fonctionner. Évidement cela à marcher pendant un moment.”“Peut être qu’il y avait un déséquilibre chimique dans ton corps.
As-tu pensé à cela ?” Demanda Danny.
“Oh oui, j’y avais pensé et j’avais même consulté plusieurs docteurs, à vrai dire, je préfère plutôt souffrir que de prendre des médicaments qui ont de sérieux effets secondaires, je m’inquiétais aussi du fait qui si je prends des médicaments je ne puisse être heureux sans eux. J’avais aussi l’espoir de trouver un jour la réponse. Les médicaments ne sont qu’une solution temporaire qui ne résout pas le problème ou la véritable cause à l’origine du problème. En ce qui me concerne le bonheur et l’amour ne devraient avoir rien à faire avec les circonstances, les expériences ou mon corps physique.”
Traduit par Louis Yagera.
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